Le principe technique derrière les compteurs d'heures connectés. Accéléromètre, seuils de détection, et pourquoi c'est fiable.
Sommaire · 1 parties
01Le principe : détecter le moteur, pas le mouvement
Un compteur d'heures moto doit distinguer 3 situations :
- Moteur ON + arrêt (chauffe, ralenti) → compter
- Moteur ON + roulage → compter
- Moteur OFF + mouvement (transport, poussette) → NE PAS compter
L'accéléromètre : le capteur clé
Un accéléromètre 3 axes mesure les vibrations en milliG (1 G = 9,81 m/s²). Un moteur moto produit des vibrations périodiques entre 100 et 500 mG selon le type de moteur. Ces vibrations ont une signature distincte :
- Monocylindre (KTM EXC, Yamaha YZ) : 300-500 mG, très marqué
- Bicylindre (BMW GS, MT-07) : 150-350 mG, régulier
- 4 cylindres (Honda CBR, Kawasaki ZX) : 100-200 mG, plus lissé
Les seuils de filtrage
Pour ne pas compter les faux positifs (transport camion, manipulation atelier), le système utilise des filtres en cascade : 1. Seuil d'amplitude : la vibration doit dépasser ~128 mG 2. Durée continue : le signal doit être soutenu pendant 600 ms minimum 3. Taux d'activité : 50 % des échantillons sur 5 secondes doivent dépasser le seuil
Un moteur tourne en continu → passe tous les filtres. Un camion sur route transmet des vibrations intermittentes de 20-80 mG → ne passe aucun filtre.
Résultat
Les heures comptées par HOROTAG correspondent aux heures du compteur natif de la moto (Honda, KTM, Yamaha). C'est la norme industrie — les plans d'entretien constructeur sont calibrés dessus.
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